J'ai bien conscience que cela fait un bout de temps que je ne vous ai pas donné de nouvelles d'ici... La fatigue, les journées qui m'échappent...
Nos deux petits monstres grandissent vite et bien.
Titou, outre le fait qu'il est un petit garçon de deux ans et demi totalement comme les autres, il joue, il rit, nous fait rire et nous aime à sa façon, n'en ai pas moins difficile. Le plus fatiguant sont les petites crises pour tout et rien. Tout ce qu'on va lui dire est sujet à une petite ou grosse colère comme le fait que l'on doit prendre le petit déjeuner à table dès le matin à 7h30 jusqu'à ce que ce soit l'heure du coucher le soir en passant par le fait qu'il ne doit pas marcher pieds nu sur le carrelage, courir sur des papiers sous peine de s'étaler la face sur le parquet ou lancer ses jouets juste pour le fun. Passée la crise, il oublie et passe à autre chose avant de recommencer les même bêtises. Les journées se répètent, nous nous répétons également et ses cris et petites larmes de crocodile reviennent aussi vite, pour les mêmes raisons...
L'automne étant bel et bien là et le temps n'étant pas tous les jours au beau fixe, je l'occupe comme je peux la semaine pendant la sieste du matin de son frère : atelier cuisine ("qu'est-ce qu'on va manger ce midi Doudou ?" réponse "Mmm... On ne sait pas... Des patates peut-être ? Vient maman, on va chercher !"), atelier dessin ("qu'est-ce que tu dessine mon Doudou ?" réponse "un chat jaune ! Et une couverture... Euh... Bleu pour faire dodo !") atelier sur la terrasse quand il fait beau ("Oh la belle fleur ! Sens boooonnnn..." réponse "ça s'appelle de l'herbe mon Doudou...") atelier course de voiture ("E' roule vite la voiture !" -- a savoir que Doudou a dut mal avec les L et les R de certains mots -- "BOUM accident !!" réponse "bon j'appelle qui ? Les pompiers ? La police ? Le tracteur grue ?" Réponse "Noooonnnn ! Raconte des bêtises maman... Faut appeler la police... Lé où la police ? On ne sait pas...")
Vous l'aurez compris, quand j'ai du temps à tuer et que la pluie s'est invité pour une journée, j'essaye de l'occuper, d'être là pour lui parce que mine de rien du haut de ses deux ans et demi il est jaloux de son petit frère qu'il aime quand même...
Et oui... Et il y a le petit frère... Bibou, 5 mois aujourd'hui. Et celui-là demande tout autant d'attention... Il a un grand frère qu'il voit marcher, courir même, jouer et j'en passe et lui doit se contenter de le regarder alors qu'il voudrait tant le suivre... Je comprends son impatience mais elle est parfois un peu difficile à supporter, surtout à la fin de la journée ! On le pose dans son transat, il se met à chouiner car il ne peut pas bouger, ne peut pas se tourner à part regarder les jouets qui pendouilles de l'arche, y a rien à faire et ça ne lui plait pas. Jusqu'à ce que, impatient, il se mette à pleurer véritablement en vomissant une petite partie de son biberon tellement il s'est énervé...
On le pose dans son parc avec tout un tas de jolies hochets qui font du bruit, sur le ventre ou sur le dos. ça va 10 minutes voir 15 dans ses jours de bonté... Et puis il se remet à chouiner, enfermé dans ce truc qui ressemble à un lit avec son frère qui apparait et disparaît de son champs de vision. On a rien comprit, il VEUT être avec lui... Il s'énerve alors de plus en plus et... Se met à vomir une petite partie de son biberon !!
On le pose sur son tapis d'éveil (dans le salon) quand Titou a le droit à quelques minutes de télé. Là tout va bien, il est par terre, pas loin de son frère qui adore agiter les jouets qui pendouillent, il regarde un peu la télé, il se tourne et se retourne, mâchouille un papillon en tissu qu'il a réussi à attraper, rigole un peu voir beaucoup... Et vomit, là encore, un peu de son biberon parce qu'il a jouer trop violemment... Et se remet à pleurer parce que faut bien l'avouer, être constamment couché c'est pas le fun.
Le seul moment où il ne pleure pas c'est quand on le tient assis sur les genoux ou à côté de nous sur le canapé. Mais faut bien l'avouer, on ne peux pas passer notre temps à ça... Les fins de journées pluvieuses sont donc souvent synonymes de migraine à force d'entendre chouiner/pleurer le petit au milieu de quelques hurlements du grand...
Dans quelques semaines, Bibou se tiendra assis tout seul, le rampage/quatre pattes suivra de près et nous serons enfin un peu plus tranquille.
Au milieu de tout ça, nous avons quand même le droit à des moments tranquille et plein d'amour : Louis qui décide de me couvrir de bisous sur un coup de tête, ses petites phrases qui nous font rire ("c'est un coquin papa quand même" ou "pouet pouet la cacahuete..."), les petits câlins destinés rien qu'à son frère et y en a beaucoup pour le plus grand bonheur de Bibou et de nous au passage.
Heureusement que tous ces moments sont là pour nous redonner le sourire et la confiance dans le fait que l'on fasse, à peu près, comme il faut avec nos monstros d'amour...