Parfois on trouve sur le net qu'être parents c'est, je cite "le plus beau métier du monde"... Parfois, on aimerai que ce soit vrai...
Alors oui, élever un enfant c'est du travail. Beaucoup de travail... Je ne parle pas encore d'élever plusieurs enfants (j'ai encore deux mois et demi pour me faire à l'idée que ça va m'arriver, pas la peine de me le rappeler) en tout cas c'est loin d'être un métier. A moins d'être puéricultrice ou assistante maternelle mais là encore, ça ne s'applique à ses propres enfants. On doit assurer, soir et week-end, malade ou pas.
Penchons nous maintenant sur le "beau"... J'en ai pas mal à dire là dessus et parfois j'aimerais que l'on sorte du pays des bisounours tout ceux qui ont stéréotypé le rôle de parents dans cette catégorie de beau !
Bon, je suis pas non plus une mère sans cœur... J'ai fondu, comme n'importe quels parents, devant le premier sourire de mon enfant, je l'ai bisouillé de fierté au premier mot prononcé vaguement et l'ai félicité comme il se doit quand il a fait caca dans le pot la première fois. Je ne parle pas de sa première nuit (j'ai presque cru que Dieu existait...) ni de la première fois qu'il s'est mis a marcher ou à compter... Bref, dans l'ensemble je suis une grande fan de mon Chouchou, mon Titou d'amour à moi qui arrive à jouer tout seul dans son coin sans rien demander pendant que je vaque à mes occupations (comme écrire cet article histoire de vous faire rire un peu) (j'irais peut-être pas l'applaudir à tous ses match de foot mais ça n'empêche rien... Désolée mon N'Amour, le foot et moi ça fait quand même deux et ce, même si j'aime notre fils de tout mon cœur !)
Mais voilà, parfois... Oui parfois, notre douce et intelligente progéniture peut se transformer en véritable petit monstre... Et ce sont dans ces moments là qu'on se dit qu'on s'est fait bêtement avoir avec toute cette propagande qui dit qu'être parents c'est génial.
Le jour où il a décidé de hurler/pigner/ taper du pied parce que je ne veux pas le prendre dans mes bras pour descendre les escaliers puisque mon ventre ne le permet plus et que j'estime qu'il est grand pour le faire tout seul ; le moment où il se met à balancer tout ce qu'il trouve contre le mur parce que je ne veux pas sortir en pleine tempête ou que je ne veux pas lui donner le gâteau, qu'il a refusé au goûter, à 18h ; la fameuse fois où il a donner un coup de pied dans son pot plein de pipi parce qu'il ne voulait pas qu'on lui essuie les fesses... Tous les jours à lui courir après (avec mon gros ventre de 6 mois et demi de grossesse) pour l'habiller/déshabiller... A nous donner mal au crâne quand, pour s'amuser, il se met à hurler tellement aigüe que même le chat aimerai lui donner un coup de patte sur les fesses...
Merci donc à tous les psychologues qui ont écrit un tas de bouquins utiles, qui s'avèrent inutiles, sur la façon de procéder devant un enfant rouge et trépignant/hurlant qu'il a faim alors que ce n'est pas l'heure de passer à table ou qu'il vient tout juste de la quitter, la table, sans finir sa tartine du petit déjeuner... Comment instaurer le dialogue tant conseillé par ces mêmes psy dans ces conditions ? En ce qui me concerne je n'ai même pas pris le temps d'essayer et il a vite repéré où était le coin et vite compris ce qu'était une fessée.
Alors je veux bien croire que tout le monde a des jours sans, enfant comme adulte, mais pas quand il s'agit de pur caprice. Et parfois, rarement mais parfois... Mon Titou d'amour à moi, mon fils dont je suis fière et que j'aime (non pas comme la prunelle de mes yeux car je n'ai jamais eu une quelconque affection pour cette partie de moi et que je trouve cette expression totalement débile) de tout mon cœur... Et bien parfois il me gonfle ! Papa, maman, je m'excuse pour tout ce que je vous ai fait subir étant petite voir ado...
J'aime être maman mais j'avoue sans honte que ça ne faisait pas partie de mon top 5 des plus belles carrières !